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Vincent M’Bandeve // A la poubelle

2 800,00

Vincent M’Bandeve // A la poubelle

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« DEVE Vincent » – «A LA POUBELLE»,  2016, Acrylique sur toile-  Dim. : 61 x 65 cm
MBANDEVE VINCENT,  dit « DEVE Vincent », peintre, d’origine ivoiro- espagnol (mère espagnole, père ivoirien), est né le 18 décembre 1965 à Bruxelles, en Belgique.  Son inspiration lui vient essentiellement des scènes de rues, glanées au hasard de ses déambulations et pérégrinations urbaines dans les ruelles et les bidonvilles d’Abidjan.
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BIOGRAPHIE de Vincent M’Bandevé dit DEVE Vincent 

DEVE VINCENT ivoiro- espagnol  né le 18 décembre 1965 à Bruxelles, arrivé en COTE D’ IVOIRE  en 1974. J’ai grandi à Abidjan . Après mon cursus scolaire, Bac.tronc commun et médecine, obtenu au Burkina Faso, je rentre aux Beaux Arts d’ Abidjan  et en ressort avec un diplôme de graphiste publicitaire.  Je découvre la peinture aux côtés du peintre architecte ANAPA ; il m’initie à la pratique de la peinture sur toile.

Nous avions en commun, l’amour et une certaine maîtrise du dessin, et aussi  la fascination des tendances artistiques qui naissaient de la rue et des paysages urbains : le « Nouchi » par exemple et tous ses personnages atypiques qui peuple la ville d’Abidjan .

Deux autres artistes ont été déterminants dans ma carrière, tant au niveau de la thématique, que de la technique en peinture : Binda N’ Gazolo (conteur) Kossi Assou (peintre) ;  l’un a orienté mon regard vers la « Rue », que je connaissais déjà un peu,  et l’autre ma suggéré, le bambou taillé, comme partiel substitut du pinceau, parce que cela  convenait mieux à mon style pictural plutôt graphique.

J’utilise comme médiums de travail, la terre, la latérite, le héné, le kaolin, mais aussi l’acrylique. Ces matériaux me permettent, d’appliquer différentes techniques sur mes œuvres. Devenu peintre autodidacte,  je réalise ma première exposition au  Centre Culture Français (CCF), à Abidjan en 1999 (juste avant le premier coup d’état en Côte d’Ivoire). Depuis l’aventure continue…

Je peins la rue et ses personnages

Je peins ma perception de notre réalité

Je peins mes émotions et mes coups  de gueule…

Slameur,à mes heures perdues, j’écris mes textes en Français et en *« Nouchi » commencé avec les « Voggos soutra ».

Taggeur à Abidjan : mes tags sont conscients, engagés contre les divers formes d’esclavages mentales en Afrique. J’utilise les  codes publicitaires à savoir un symbole : la carte d’Afrique le plus souvent sur deux tons :(le noir et le blanc pour le code chromatique) et un mot ou une phrase slogan en « Nouchi » de préférence  : FO PA TE TCHA par exemple. qui signifie  : « NE TE DEPIGMENTE PAS ». C’est une stratégie médiatique donnant le change aux innombrables affiches publicitaires et à la représentation de la femme dans nos médias,  faisant  l’apologie de la dépigmentation et de la peau claire .

Tagger la nuit tagger le jour ;tagger **Babi et ses alentours

*Le « Nouchi » est une langue peu structurée, issue de la rue, elle est originale, évolutive et résolument urbaine.  Pratiquée par les jeunes Ivoiriens, il s’agit d’un langage hybride, codifié, composé de mots et d’expressions tirées des langues Ivoiriennes : Dioula-Bété-Baoulé etc., et de mots empruntés aux langues européennes : anglaise,  espagnole allemande et souvent accompagnées d’onomatopées. Le tout articulé à une syntaxe empruntée à la langue Française.

 

Informations complémentaires

Dimensions 80 × 60 cm